OK

Histoire

L’obsidienne

D’épaisses coulées de lave riches en silice sont à l’origine de l’obsidienne. Opaque ou légèrement translucide, sa couleur varie du gris au vert foncé, du rouge au noir. L’homme l’exploite dès la préhistoire (au Néolithique, vers 8000 av. J.-C.), non seulement pour fabriquer des armes et des outils tranchants, mais également des bijoux, car elle se laisse assez facilement tailler malgré sa dureté.

Egyptiens, Grecs et Romains

Vers 4000 av. J.-C. ? Les chercheurs ne sont pas unanimes concernant la date exacte où l’homme a apprivoisé le matériau verre. Pline l’Ancien raconte la légende de sa découverte : « Selon la tradition, un navire portant des marchands de nitre [soude] vint aborder [sur les rives de la rivière Le Bélis, en Phénicie (Liban actuel)] et, comme les marchands dispersés sur le rivage préparaient leur repas et ne trouvaient pas de pierres pour rehausser leurs marmites, ils les remplacèrent par des mottes de nitre tirées de leur cargaison. Quand celles-ci se furent embrasées, mêlées avec le sable du rivage, des ruisseaux translucides d’un liquide inconnu se mirent à couler et telle fut l’origine du verre. » (Pline l’Ancien, Histoire naturelle, livre XXXVI, LXV).

Pour en savoir plus

Au Moyen-Age

L’invention d’un tuyau de métal, la canne, pour souffler la masse de verre a permis de produire plus rapidement, à un moindre coût, et de fabriquer des récipients en verre de plus grande taille, avec des parois plus minces.

Pour en savoir plus

L’usage du verre se répand

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’usage du verre s’étend dans la construction et la décoration. La découverte du verre coulé (masse de verre en fusion coulée sur une table, transformée en plaque de verre grâce à un rouleau de métal) permet la production à grande échelle.

A la fin du XIXe siècle, Thomas Edison découvre comment produire de la lumière électrique grâce à l’ampoule de verre. Les développements techniques, les avancées dans le domaine de la chimie et les progrès de la thermodynamique de cette époque ouvrent la porte à la mécanisation. 

Au début du XXe siècle, la production s’industrialise, grâce au laminage et à l’étirage en continu. En 1959, Alastair Pilkington conçoit le procédé float : à la sortie du four, la masse en fusion est versée en continu sur un bain d’étain, où elle forme un ruban de verre flottant à la surface. On produit ainsi un verre de grande qualité. Les moyens actuels permettent de créer du verre d’épaisseur très variée (entre 0.4 et 25mm).

Références principales

Heidi Amrein, Die Anfänge der Glasverarbeitung in der Schweiz, Kunst + Architektur in der Schweiz, 2007.4

Cécile Dumas, L'Egypte, l'autre berceau du verre, Sciences et Avenir, Paris, 17/06/05

Sabine Melchior-Bonnet, Histoire du miroir, Hachette Littératures, 1998

Pascal Richet, L’âge du verre, Découvertes Gallimard techniques, 2000

Etienne Vernaz, Le verre de l’Antiquité à nos jours, conférence Visiatome Fête de la Science, 2011

Vitroparcours – Au Château – Case postale 225 – CH-1680 Romont – Tél. +41 (0)26 652 18 34 – Fax +41 (0)26 652 49 17 – cr:vasb:ivgebcnepbhef.pu