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Verre souflé

Verre soufflé

Le verre soufflé est une technique très ancienne. Le soufflage du verre produit des volumes creux, ou plats. 

Après avoir prélevé une part de masse en fusion (la paraison) à l’aide d’une canne creuse, le verrier souffle dans cette canne pour introduire de l’air dans la masse, pour y former le vide. Il doit régulièrement réchauffer la masse afin de la maintenir à l’état visqueux.

Le verrier ébauche la forme en effectuant des mouvements avec la canne ; l’objet est façonné à l’aide de divers outils de métal ou de bois, afin d’arrondir ou d’étirer la forme. La pièce achevée est placée dans un four pour refroidir lentement.

Pour un verre plat, le verrier coupe longitudinalement la bulle cylindrique qui s’est formée afin de l’ouvrir. Réchauffé, ce cylindre ouvert est déroulé pour former une feuille de verre plat.

Le verrier peut aussi réaliser une cive : il souffle une bulle, l’ouvre à une extrémité. Par un mouvement de rotation très rapide de la canne, il aplatit cette bulle qui se transforme en un disque de verre plat.

Les artisans pratiquent aujourd’hui encore le soufflage. Dans l’industrie, la technique du pressage-moulage a été expérimentée depuis le XIXe siècle. Un verrier dépose la masse de verre liquide dans un moule chauffé, un autre ouvrier actionne un piston pour presser le verre dans ce moule.

Le verrier, bijoutier et joaillier René Lalique (1860-1945) a utilisé ce procédé, qu’il a perfectionné et raffiné. A Nyon, l’architecte Gustave Falconnier (1845-1913) a mis au point une brique de verre soufflée-moulée. Cette invention conquiert l’Europe et les Etats-Unis, et de célèbres architectes – Auguste Perret, Stephen Sauvestre, Le Corbusier,… - l’utilisent dans leurs constructions.

Cycle de fabrication du verre moulé-pressé : https://www.youtube.com/watch?v=77EUuA8qKi0

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